Didier Pineau-Valencienne

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Didier Pineau-Valencienne, également connu sous ses initiales DPV, est une personnalité française du monde des affaires les plus en vue des années 1980 et 1990.

Né le 21 mars 1931 à Paris, il est diplômé d'HEC et ancien élève de la Tuck Business School à Dartmouth College, aux Etats-Unis. Il débute sa carrière professionnelle chez l’éditeur Gallimard. En 1958 il prend la direction de BPI, une banque du groupe Empain. Quelques années plus tard il parvient à redresser la société Carbonisation et charbons actifs (CECA), filiale commune d'Empain et de Rhône-Poulenc. En 1974, la CECA est vendue et il rejoint Rhône-Poulenc. Après avoir mis en place des contrôles de gestion et s'être occupé de la direction Stratégie et plan, il dirige les divisions Polymères et Pétrochimie et accède, en 1979, au comité exécutif du groupe.

Arrivé à la direction de Schneider fin 1980 il restructure le groupe et contribue à son expansion internationale. Il se désengage de toutes les activités non rentables et non stratégiques comme la sidérurgie et les chantiers navals et se recentre sur les métiers liés à l'électricité. Il fait intégrer au groupe Merlin Gerin (1986), Télémécanique (1988) et Square D (1991). Il a transformé le groupe composé d'activités éparses en une entreprise d’envergure internationale spécialiste de la distribution électrique et des automatismes. En janvier 1999, il transmet la présidence à Henri Lachmann et conserve le titre de Président d’honneur de Schneider Electric.

Il a également été à la tête de l'entreprise Bull de mars à mai 1994.

Inquiété par la justice belge, il a passé 12 jours en prison :[1] L'affaire, extrêmement complexe, était née du rachat en 1992 par Schneider des actions qu'elle ne possédait pas encore dans Cofibel et Cofimines à un prix qui aurait été sous-évalué, ce qui aurait lésé les actionnaires minoritaires des sociétés belges. Didier Pineau-Valencienne a compararu aux côtés de quinze autres personnes, dont l'homme d'affaires italien Valentino Foti et l'ancien directeur financier du groupe Schneider, Jean Chodron de Courcel, cousin de Bernadette Chirac, l'épouse de l'ancien président français. L'affaire Cofimines-Cofibel, mise à l'instruction en septembre 1993, avait suscité de vives tensions dans les relations diplomatiques franco-belges à la mi-1994 lorsque Didier Pineau-Valencienne, venu répondre à un interrogatoire, avait été arrêté et écroué pendant douze jours à la prison bruxelloise de Forest. Il avait été remis en liberté contre une caution de 370 000 euros.

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a reconnu coupable de faux et d'escroquerie l'ancien PDG du groupe Schneider, Didier Pineau-Valencienne, dans une affaire d'OPA, mais ne l'a pas condamné en raison notamment de l'ancienneté des faits.

[modifier] ISF et RMI

La fille de Didier Pineau-Valencienne, Laurence Pineau-Valencienne, a été condamnée le 24 Janvier 2008 à huit mois de prison avec sursis et 25.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Nanterre. Pendant 6 ans, celle qui payait certaines années l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a rempli tous les trois mois avec son concubin une déclaration de revenus de "couple sans ressources". Ils auraient indûment touché 40.000 euros.

[modifier] Bibliographie

  • Dans la boucle de l'hirondelle, autobiographie de Didier Pineau-Valencienne, édition Albin Michel

[modifier] Notes et références

  1. Didier Pineau-Valencienne écroué en Belgique - l'Humanite