Révolution permanente

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La révolution permanente est une théorie initiée par Alexandre Parvus, puis reprise par Trotsky, élaborée au début du XXe siècle pour caractériser la nécessité d’une double révolution, à la fois démocratique-bourgeoise et prolétarienne, pour éliminer effectivement le tsarisme et le féodalisme de la société russe.

Cette théorie n'est pas, pour Trotsky, seulement valable pour la Russie, mais pour tous les pays dominés par les grandes nations impérialistes (il parle aussi beaucoup de la Chine par exemple), où subsistent le plus souvent des restes de féodalisme et où la bourgeoisie nationale est trop faible pour proposer une politique tant soit peu révolutionnaire, comme avait pu le faire la bourgeoisie française en 1789. C'est donc au prolétariat que reviennent les tâches de la révolution bourgeoise, entre autres choses la suppression des restes de féodalisme, la réforme agraire, etc. en plus des tâches qui lui sont propres.

Par extension, la théorie de la révolution permanente juge que la classe ouvrière ne doit pactiser avec aucune force bourgeoise durablement, mais au contraire que son indépendance est garante de la réussite de la révolution, qui doit aller vers le socialisme et s’internationaliser, et non se contenter de victoires partielles.

La révolution permanente s’oppose à la théorie de la révolution par étapes, defendue notamment par les partisans de Staline au cours des fronts populaires.

Parmi les défenseurs de la théorie, un débat a lieu concernant la nature des révolutions dans les pays moins développés - Cuba, Chine, pays de l'Afrique post-coloniale. Certains défendent ces révolutions comme un nouveau type de révolution socialiste. D'autres insistent que les divisions de classe perdurent dans ces pays, et donc qu'il faut adapter la théorie de Trotsky pour tenir compte de l'apparition d'une nouvelle forme de capitalisme dans ces pays.

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