Joseph Lenoir

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Joseph Lenoir (15 septembre 1822 - 3 avril 1861) était un poète, un journaliste et un avocat canadien.

Né à Montréal, il avait Rolland pour surnom et il étudia au collège de Montréal. En 1840, il avait composé le chant de mort d'un Huron en s'inspirant de François-Xavier Garneau. En 1843, il reçut un prix pour son poème le Génie des forêts, qui fut publié dans La Minerve.

En 1847, épouse Félicité Latour et termine ses études en droit et s'associe l'année suivante dans le bureau de Joseph Doutre. il préférera cependant le métier de journaliste et de traducteur. Co-fondateur de l'Avenir, il fut membre de l'Institut canadien de Montréal.

Auteur d'un essai sur le républicanisme, il prononce des conférences pour la bibliothèque de l'Institut, puis collabore à la revue littéraire fondée par Henri-Émile Chevalier. À la même époque, il écrit plusieurs poèmes pour l'Album littéraire et musical de la Revue canadienne, qui seront plus tard recueillis par Casimir Hébert.

Lenoir avait aussi écrit des textes pour Le Pays, le Journal de l'Instruction publique et La Guêpe. Il publia en outre le Chansonnier de tous les âges et Montréal et ses principaux monuments pour la visite du prince de Galles en 1860.

Lenoir puisait sa poésie des sources modernes, en particulier d'Alphonse de Lamartine. Louis-Honoré Fréchette a vanté la liberté de son vers, faisant valoir qu'il s'était affranchi des conventions établies au XVIIe siècle par l'abbé Jacques Delille. Lorsqu'il contestait l'autorité, il sentait l'influence des poètes britanniques.

Décédé le 3 avril 1861, la critique le reconnaît aujourd'hui comme le meilleur poète canadien-français avant Émile Nelligan. Les commentateurs ont toutefois déploré que l'œuvre de Lenoir ait été dispersée dans les journaux pendant près d'un siècle.