Discuter:Cordillère des Andes

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Introduction La cordillère des Andes est une imposante barrière naturelle. C'est la plus longue chaîne de montagnes du monde (8 000 km). Elle s'étend sur 7 pays différent (Venezuela, Colombie, Équateur, Pérou, Bolivie,Chili et Argentine).

Le relief La cordillère des Andes se ramifie au nord et au centre, présentant ainsi un ensemble de cordillères secondaires (occidentale, centrale ou orientale). Ces différentes parties sont séparées par des vallées, telle la vallée des Volcans en Équateur, ou par des plateaux situés à environ 4 000 m d'altitude, comme l'Altiplano bolivien et la puna péruvienne. Si la largeur de la Cordillère ne dépasse pas une centaine de kilomètres dans sa partie sud, elle s'approche de 500 km dans sa partie centrale, en Bolivie.

Principaux sommets des Andes Dans le Nord et jusqu'à la mer des Caraïbes, de nombreux sommets culminent à plus de 5 000 m, comme l'Aconcagua (Argentine, 6 959 m), l'Ojos del Salado (Chili, 6 880 m), le Llullaillaco (Chili, 6 723 m), le Huascarán (Pérou, 6 768 m)et l'Illampu (Bolivie, 6 550 m).

Les volcans des Andes Des volcans le plus souvent actifs se trouvent dans la cordillère des Andes, comme le Cotopaxi (5 897 m) en Équateur (volcan actif le plus haut du monde), le Nevado del Ruiz en Colombie (5 399 m).Le volcan Nevado del Ruiz, couvert de neiges et de glaciers en raison de son altitude, a malheureusement fait la une des journaux. En effet, le 13 novembre 1985, la ville d'Armero, située dans une vallée à 70 km à l'est du volcan, fut balayée en l'espace de quelques minutes par une coulée boueuse, appelée lahar. Environ 22 000 personnes furent englouties par ce flot de boue. Le phénomène s'explique par la fonte brutale des glaces du sommet, consécutive à une arrivée de magma. Les eaux libérées, en emportant divers matériaux, rendirent la catastrophe inévitable, et la vallée fut presque totalement noyée, provoquant l'inévitable catastrophe. Les tremblements de terre sont fréquents et meurtriers dans les Andes: le 31 mai 1970, l'un d'eux provoqua la mort de 66 000 personnes au Pérou.

Les zones climatiques Il y a deux zones climatiques dans les Andes : océanique à l'ouest et continental à l'est. Le sud des Andes connait un climat frais et humide, tandis que le centre du Chili, à la hauteur de Santiago, bénéficie d'un climat méditerranéen qui favorise les cultures de la vigne et du blé. Des courants marins influent sur le climat des façades occidentales, comme le courant froid de Humboldt, en provenance du sud, ou le fameux El Niño, courant chaud venant du Pacifique central. Le climat se refroidit au fur et à mesure que l'on approche des hauts plateaux. Dans la puna, la température moyenne annuelle ne dépasse pas 6 °C. La côte occidentale colombienne connaît les plus importante pluie du monde (entre 6 000 et 8 000 mm par an). C'est le domaine de la forêt équatoriale, qui monte jusqu'à plus de 2 500 m. Les cultures respectent l'étagement en altitude : les plantes tropicales, notamment banane et canne à sucre, poussent à l'étage chaud à faible altitude; café et maïs sont cultivés jusqu'à 2 000 m ; l'orge, le blé et divers tubercules supportent l'altitude des hauts plateaux.

Faune et flore L'animal qui caractérise les Andes est le lama. Ce mammifère de la famille des camélidés aurait été domestiqué, comme l'alpaga, entre 2 500 et 1 200 ans av. J.-C. Malgré son caractère nerveux, le lama est utilisé comme bête de somme ; il fournit aussi laine et viande. L'alpaga est élevé pour sa laine. Un autre mammifère, la vigogne (beaucoup plus petite que le lama), vit à l'état sauvage sur les hautes terres des Andes. Le condor est le plus grand oiseau du monde (jusqu'à 3 m d'envergure). Il se nourrit essentiellement de cadavres. Le nandou, un oiseau aux allures d'autruche, la viscache, rongeur de la famille des chinchillidés, le puma, l'ours à lunettes, le loup, la moufette des Andes, le cobaye, le tapir sont caractéristiques de cette faune. Parmi les plantes, le coca est tristement célèbre ; c'est de cet arbuste, qui pousse jusqu'à 2 000 m d'altitude, que l'on extrait la cocaïne. Les Indiens, qui en mâchent les feuilles pour lutter contre la fatigue, la faim ou le mal des montagnes , lui attribuent des vertus magiques. Les zones boisées des Andes centrales sont essentiellement couvertes d'eucalyptus. Dans les régions plus méridionales s'étendent les forêts de hêtres et de conifères, dont le plus typique est l'araucaria.

Histoire Les premières traces d'occupation du sol andin par les hommes remontent à plus de 14 000 ans av. J.-C. Des chasseurs vivent alors dans des grottes ou des abris-sous-roche. Ils se sédentarisent, aux environs de 2000 av. J.-C., dans les Andes centrales. Ce peuplement s'est développé sous forme d'enclaves au sein de l'environnement souvent hostile de la sierra (chaîne de montagnes en espagnol), ce qui a conduit à l'édification d'une véritable mosaïque de cultures régionales. Parmi ces peuples précolombiens, le plus connu est celui des Incas, qui, entre le XIIIe siècle et l'arrivée des Espagnols au début du XVIe siècle, établissent un véritable empire théocratique du nord de l'Équateur au centre du Chili. À l'instar des Aztèques au Mexique, les civilisations andines ont été les victimes des conquistadores, menés ici par Francisco Pizarro. Les Espagnols ont contribué à créer les grandes villes, comme Quito, Bogotá et La Paz, situées à plus de 2 500 m d'altitude. Les Indiens des Andes, descendants de ces différents peuples dont les cultures, brillantes, ont été brutalement détruites, se nomment Quechuas ou Aymaras au Pérou et en Bolivie, Chibchas en Colombie ou encore Araucans (Mapuches) dans le sud du Chili. Ce sont tous des Indios, terme péjoratif auquel ils préfèrent celui de campesinos («paysans»). Ils constituent actuellement plus de la moitié de la population du Pérou, de la Bolivie et de l'Équateur.

Le peuplement actuel des Andes Dans les Andes, les Indiens forment des communautés, sur le modèle des anciens clans incas. Leur habitat est très sommaire. Ils vivent de la culture du maïs, de la pomme de terre ou des céréales, apportées par les premiers colons, ainsi que de l'élevage du mouton, du porc ou du lama. L'analphabétisme est important, et la mortalité infantile élevée. L'alcoolisme révèle aujourd'hui le malaise de ces communautés. Trop souvent, le paysan est contraint de délaisser sa terre, qui ne suffit que rarement à nourrir sa famille, pour partir travailler à la mine ou comme péon (maneuvre) dans une hacienda (grande propriété foncière) contre un salaire de misère. Les Indiens, métissés avec les Européens, ont été évangélisés par le colonisateur espagnol, sans pour autant délaisser leurs anciennes divinités. De l'Équateur au nord de l'Argentine, une grande partie d'entre eux parlent le quechua, langue répandue par les Incas. Fêtes, processions et carnavals viennent rompre l'austérité de leur vie, que reflète d'ailleurs très bien leur musique. Un terrorisme grandissant dans les Andes centrales et la répression qui s'ensuit, dont les Indiens sont les premiers à subir les conséquences, poussent les habitants de la Cordillère à rejoindre les grandes villes, où la précarité des conditions de vie entraîne de graves épidémies, comme le choléra au début des années 1990. Aveuglés par le mirage d'une société de consommation, ils viennent en fait grossir les bidonvilles qui ceinturent les agglomérations. Sauf en Bolivie, le mode de vie urbain est aujourd'hui dominant dans les pays andins. Indépendants depuis le XIXe siècle, les pays de la cordillère des Andes, en particulier la Colombie et le Pérou, restent des foyers confus de guérillas. Cette réplique traditionnelle à toutes les formes d'oppression et d'exploitation coexiste avec la résistance du cartel de la drogue aux opérations menées pour réduire ses bases de fabrication et de distribution.

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  • à un certain centrage sur une partie seulement de ce très long territoire. Vous insistez beaucoup plus sur le que le quechua et les incas que sur les chibchas. Je signale aussi que vous ne verrez pas un seul lama, une seule vigogne, un seul alpaga au nord (Colombie...).
  • aux passages clairement tendancieux. Saviez vous que c'est souvent pour fuir les guerrillas, qui ne font souvent qu'un avec les narcos, que les "Indiens" quittent leurs terres et se réfugier dans la ceinture des villes ? Donc le blabla convenu sur l'exploitation et l'oppression serait donc à réattribuer. Je rajouterai qu'en Colombie le mot "indios" est, non pas péjoratif, mais simplement inutilisé dans la vie courante, personne ne s'intéresse au degré "d'indiénitude" de tel ou tel. Par contre tout le monde sait bien, avec une certaine fierté, qu'il a plus ou moins du sang indien, et s'attache ainsi à la culture indienne, mais plutôt dans une optique historique un peu vague que contemporaine. --Pgreenfinch 21 mai 2006 à 11:30 (CEST)