Free (société)

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Cet article concerne le FAI français. Pour les autres significations du mot anglais « free », voir Free.


Logo de Free
Repères historiques
Dates clés : 1999 : Accès RTC
2002 : offre ADSL
2007 : offre FTTH
Personnages clés : Xavier Niel, Maxime Lombardini, Rani Assaf, Antoine Levavasseur
Fiche d’identité
Forme juridique : SAS
Slogan(s) : « Free, 29,99 par mois, c'est tout compris (anciennement "Free, la liberté n'a pas de prix") »
Siège social : France Paris
Activité(s) : Fournisseur d'accès à Internet
Produit(s) : FTTH, ADSL, RTC, Freebox
Effectif : + de 2275 (dont 1700 pour la hotline sous-traitée)
Site corporatif : Free
Principaux concurrents
Alice, Bouygues Telecom, Darty, Neuf Cegetel, Numericable, Orange, SFR
Consultez la documentation du modèle

Free, société filiale du groupe Iliad, est l'un des principaux fournisseurs d'accès à Internet français (troisième en terme d'abonnés haut-débit, après Neuf et Orange[1]). Le réseau de Free (utilisé par des sociétés du groupe Iliad) est appelé Proxad.

Sommaire

[modifier] Historique

[modifier] L'offre internet en RTC

Free fait figure de pionnier de l'accès à Internet, en France, en étant l'un des trois premiers à proposer dès le 26 avril 1999 un accès à Internet sans abonnement ni numéro surtaxé. Ses prédécesseurs sur le créneau de l'accès sans abonnement furent World Online (1er avril 1999), puis Freesurf (19 avril 1999), mais sur un nombre de régions plus limité.

Ce service inclut le courrier électronique (POP3/IMAP4) accessible aussi par une interface Web IMP. La destruction des courriels indésirables, ainsi qu'un classement automatique des courriels entrants dans différents répertoires (si on utilise l'interface web), est possible grâce à l'outil mfilter. Dans le passé, mfilter permettait aussi d'envoyer une réponse automatique personnalisée à l'expéditeur déclaré des mails refusés. Cette possibilité a été supprimée entre le 23 et le 26 août 2007 (sans que ceux qui l'utilisaient en soient avertis). Cette suppression a pour but d'éviter les problèmes de boucle avec les mails en réponse automatique signalant que l'expéditeur du spam n'existe pas[2].

Free propose également un hébergement Web gratuit dont la capacité initiale de 100 Mo est passée à 1 Go depuis début 2005 puis 10 Go depuis juin 2006 par défaut avec support de PHP et MySQL. Depuis septembre 2006, Free propose également PostgreSQL. De plus, Free propose maintenant une gestion de plugins permettant de transformer son espace web en wiki, album photo, blog…(ceci est actuellement suspendu à cause de bugs récurrents, dans la future version l'intégration des modules se fera directement et non pas une nuit après.)

[modifier] L'offre internet ADSL

Free est aussi l'une des entreprises françaises pionnières dans l'accès et l'offre Internet par ADSL, après un début chaotique au début de l'année 2000 qui servait principalement de test : à l'époque, les infrastructures techniques et législatives n'étaient pas au rendez-vous (conflit notamment avec France Telecom sur le dégroupage).

[modifier] L'offre Triple play

Free lance enfin en novembre 2002 une offre ADSL dégroupée à un prix plus faible que ses concurrents, tout en ajoutant, plusieurs mois après, des services comme la téléphonie illimitée (août 2003) vers les fixes (VoIP : Voice over IP ou voix sur réseau IP) ou la télévision (décembre 2003) pour les abonnés bénéficiant de la Freebox, et ceci sans surcoût d'abonnement. Cet abonnement à Free Haut Débit coûte 29,99 € par mois depuis son lancement.

[modifier] Le dégroupage total

En 2004, Free est le second fournisseur d'accès en France à proposer le dégroupage total, après Alice (Telecom Italia en fin 2003), et permet de s'affranchir de l'abonnement à France Télécom. Puis l'offre ADSL 2+ est lancée : elle permet d'obtenir un débit supérieur par rapport à une connexion ADSL classique, à distance égale du central téléphonique, et une portée supérieure des équipements à débit égal.

[modifier] L'offre fibre FTTH

Free a annoncé en septembre 2006 une offre fibre optique en FTTH (Fiber To The Home). 100 Mbps en réception, 50 Mbps en émission, deux boitiers Freebox pouvant recevoir la télévision en HD. Boitier Freebox Optique, dotée de 4 ports Ethernet, intégrant les fonctions routeur et Wi-Fi. Boitier Freebox HD, incluant un magnétoscope numérique et pouvant être reliée à la Freebox Optique en Ethernet ou en Wi-Fi.Cet abonnement à Free Très Haut Débit coûtera 29,99 € par mois, et est proposé à des clients volontaires dans les villes couvertes (Montpellier, Lyon, Paris...) avant un lancement officiel conditionné par l'entrée en vigueur de la LME, donc normalement d'ici la rentrée 2008. [3]

[modifier] L'internationalisation

Free possède le 3e réseau (réseau DWDM classique) privé en termes de couverture nationale et de capacité. Le réseau de Free est désormais international : il est présent à Washington (États-Unis), Londres (Royaume-Uni), Amsterdam (Pays-Bas) et Francfort (Allemagne). Bien que ces liaisons soient souvent sur des fibres optiques louées à d'importants opérateurs internationaux (Level 3, Global Crossing…), cela permet de diminuer significativement les coûts liés au trafic à destination des pays dans lesquels Free est désormais présent.

[modifier] Offres de Free

Free propose trois offres :

  • Freebox (de type ADSL ou FTTH)
  • Free 50 heures (de type RTC)
  • Accès gratuit (de type RTC)

[modifier] Services

[modifier] Pour tous les abonnés

  • Messagerie électronique avec 100 Mo d'espace (nombre d'adresses électroniques illimité, antispam et filtres)
  • Hébergement de pages perso avec un espace de 10 Go et services associés (PHP, MySQL/PostgreSQL, ...).

[modifier] Freebox

[modifier] Serveurs

  • serveur POP3 : pop.free.fr
  • serveur proxy: proxy.free.fr : 3128 (non obligatoire)
  • serveur IMAP : imap.free.fr
  • serveur SMTP : smtp.free.fr
  • serveur NNTP : news.free.fr sur le port 119 (accès également possible via les ports 53, 80, 109, 110, 143, 220, 434, 443, 993 et 995).
  • serveurs DNS : IP variables suivant les connexions, elles sont données par le serveur DHCP. Par exemple : 212.27.54.252, 212.27.53.252
  • serveurs NTP : ntp1.proxad.net ou ntp2.proxad.net

[modifier] Autres services

Free héberge les miroirs de nombreux logiciels libres et de distributions Linux.

Free permet de stocker un fichier allant jusqu’à 10 Go pendant une durée de 30 jours (renouvelés à chaque téléchargement du fichier, le nombre de jours dépend de l'espace libre des serveurs). Cela peut permettre de s'affranchir de certaines limites imposées aux utilisateurs de messagerie électronique (ce genre de service limite généralement l'envoi de pièces jointes à 2-5 Mo). Ce service est réservé en priorité aux abonnés Free, c'est pourquoi il existe une limitation de bande passante pour tout abonné d'un autre opérateur. Ce service est actuellement en version expérimentale beta.

La « Fondation d'Entreprise Free » a été créée le 11 septembre 2006[4] sur l'idée de Xavier Niel afin de s'occuper des nouveaux services développés par la société via Iliad. Le but est de pouvoir fournir des services minimaux de communication, tout en profitant du développement du FTTH. Ces réseaux optiques créés dans les bâtiments permettent ainsi d'avoir une ligne reliée à ce système optique, et disposant d'une connexion Internet bas débit gratuite, d'une réception des chaines de la TNT, et d'une ligne téléphonique.

[modifier] Publicité

Free utilisait la marque fictive Crétin.fr.

[modifier] Problèmes

[modifier] Limitations

Il est arrivé que le trafic des différents réseaux P2P soit bridé au niveau applicatif (ce qui implique que le bridage n'est pas contournable par la modification des numéros de ports utilisés par les applications concernées) pour les abonnés non dégroupés.

Pour certaines zones, le bridage des protocoles P2P s'était transformé en blocage quasi-total, contrariant par ce fait toute utilisation légale du P2P comme le téléchargement de musique libre sur Jamendo, par exemple, ou d'images ISO de Linux, de mises-à-jour de certains jeux utilisant le protocole BitTorrent... Et s'ajoute à la liste des bridages précédents, les bridages des logiciels d'utilisation courante, dont voici une liste non exhaustive : les clients de messagerie instantanée comme MSN ou Yahoo! Messenger, les clients utilisant le protocole Jabber, les clients de VoIP comme Skype, IRC ou bien encore les jeux en réseau les plus populaires devenus subitement inutilisables (bien que les utilisateurs de ces jeux paient un abonnement mensuel à l'éditeur du jeu)... Ces problèmes rendaient de fait l'utilisation normale d'Internet (outre le courrier électronique, la navigation sur les sites web, le FTP, les newsgroups) quasi-impossibles pour les abonnés dans cette situation.

[modifier] Plaintes

Le 21 février 2006, Free est condamné par le Tribunal de grande instance de Paris à payer 30 000 € à titre de dommages-intérêts à l'Union Fédérale des Consommateurs - Que Choisir et 15 000 € à l'association Familles de France pour 32 articles dans les conditions générales de vente de Free jugés abusifs. Free a réagi en regrettant l'instrumentalisation des tribunaux par certaines associations de consommateurs en mal de publicité et de financement [5]. Plus de deux mois plus tard, Free informe ses abonnés du changement des CGV.

En mai 2006 l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir lance plusieurs centaines de procédures judiciaires contre la société, à la suite d'un grand nombre de plaintes d'abonnés. À la suite d'une plainte contre X en diffamation, les dirigeants d'UFC-Que Choisir ont été mis en examen.

[modifier] Autres polémiques

Free utilise des logiciels libres dans un grand nombre de ses équipements, dont la Freebox qui est prêtée à ses abonnés : elle utilise Linux pour son noyau, ainsi que d'autres logiciels sous licence GPL(v2), notamment pour ses divers pilotes. Or, la licence GPL impose de publier le code source de tout logiciel basé sur un logiciel sous licence GPL, ou réutilisant tout ou partie de son code, notamment lorsqu'il est distribué. Mais Free a toujours refusé de publier le code source des logiciels utilisés par sa Freebox, estimant qu'il n'y avait pas distribution, le terminal Freebox étant produit et prêté à l'abonné qui est tenu de le restituer en fin d'abonnement. Le client ne peut donc pas modifier le terminal, sous peine d'être facturé lors de la résiliation (190 € pour Freebox v4, 290 € pour le boîtier multimédia de la Freebox HD, 150 € pour le boîtier gris ADSL de la Freebox HD[6]).

[modifier] Plus d'infos

[modifier] Chiffres

  • 2 904 000 abonnés ADSL au 31 décembre 2007 (dont 2 366 000 dégroupés et 538 000 IP/ADSL)
  • 4 920 602 comptes principaux « accès gratuit » au 18 juillet 2007
  • 36,3 € HT de revenu moyen par abonné ADSL (abonnement, appels téléphoniques, chaînes payantes, autres options)
  • 159 000 abonnés à une offre de TV payante (y compris Canal+ le bouquet et Canal Sat)

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

Dans le monde Internet français, un abonné à Free est communément appelé « Freenaute ».


Autres langues